
A. La création de l’homme à l’image de Dieu
1. L’homme créé à l’image de Dieu
Lorsque Dieu créa l’homme, il agit selon sa volonté souveraine et réfléchie (Ro 11:33-36; Es 46:9-10; cf. Es 43:7), comme il le fit pour l’ensemble de ses œuvres. Il le créa à son image (Ge 1:26; Ge 5:1; Ge 9:6; Ja 3:9). Cette particularité distingue l’homme de toutes les autres créatures de la terre.
2. Les privilèges accordés à l’homme
Dieu créa l’homme parfait, moralement et physiquement. Il voulut pour lui ce qui est « très bon » (Ge 1:31); non seulement il le créa à son image, mais il lui accorda encore de nombreux autres privilèges:
- il lui permit d’être en communion avec son Créateur (cf. Ge 3:8-9), l’intelligence et la volonté de l’homme étant en harmonie avec celles de Dieu;
- il lui laissa la liberté de se tourner vers lui ou de s’éloigner de lui (cf. Ge 2:16-17; Mt 23:37); le Tout-Puissant n’a pas écrasé l’homme par sa majesté;
- il lui donna une âme qui ne peut être anéantie (Mt 10:28), ainsi qu’un corps destiné à vivre éternellement (résurrection) (cf. Ge 2:17; Ro 5:12);
- il le bénit (Ge 1:28a), exprimant ainsi qu’il lui accordait sa faveur et désirait son bonheur;
- il prit soin de lui et lui accorda un environnement agréable (Ge 2:8-14, Ge 2:18);
- il lui donna des responsabilités en lui confiant l’administration de la terre (Ge 2:15).
Note
Même après la chute, Dieu a continué de prendre soin des hommes (Ge 3:21; Ro 2:4; Mt 5:45; Ac 14:16-17), désirant leur bonheur pour le présent et pour l’éternité (Ez 33:11; 2 Pi 3:9). L’âme de tout homme est indestructible et a pour Dieu une extrême valeur (Lu 12:7, Lu 12:24).
Ainsi, les hommes pécheurs jouissent encore de nombreux privilèges accordés par Dieu, et ceux qui se repentent et croient peuvent retrouver la communion avec leur Créateur (1 Co 1:9; 1 Jn 1:3).
B. La chute
1. La situation initiale
- En créant Adam et Eve, Dieu leur donne la liberté de rester attachés à leur Créateur ou de se détourner de lui.
Pour qu’ils puissent exercer cette liberté, Dieu place dans le jardin d’Eden l’arbre de la connaissance du bien et du mal (Ge 2:8-9).
- Dieu leur donne également le capacité de choisir en les avertissant des conséquences de leur choix (Ge 2:17).
- Jouissant de ces deux qualités, Adam et Eve sont responsables de leur décision.
Le choix d’Adam et Eve ne porte pas seulement sur le fait de manger ou non un fruit, mais avant tout sur celui de rester attachés à Dieu ou de se détourner de lui.
2. La tentation
Lorsque Satan s’approche d’Eve,
- il jette le doute sur la parole de Dieu (Ge 3:1);
- il ment en ce qui concerne les conséquences de la désobéissance (Ge 2:17 et Ge 3:3 comparés avec Ge 3:4; cf. Jn 8:44);
- il laisse sous-entendre que Dieu les prive de quelque chose de meilleur et qu’ils manquent de connaissance (Ge 3:5). Ainsi Satan jette le discrédit sur Dieu. Il met en doute la bonté de Dieu en prétendant qu’il restreint leur liberté;
- il suscite en eux l’orgueil en leur promettant de devenir comme Dieu (Ge 3:5).
3. La chute (péché originel)
Adam et Eve
- se détachent de leur Créateur (cf. Jn 14:15; Jn 15:9-10; De 6:1, De 6:5; De 11:1; Mt 22:37) et leur amour pour lui s’affaiblit; ils ne lui font plus entièrement confiance;
- recherchent d’abord un intérêt personnel (« ouvrir l’intelligence ») et leur propre gloire (« être comme Dieu ») (Ge 3:5-6);
- ne prennent pas garde aux conséquences de leur acte (cf. Pr 14:12);
- cèdent à la tentation (en contraste: cf. Lu 4:1-13);
- désobéissent à la parole de Dieu (Ge 2:17 comparé avec Ge 3:6).
Notes
Cette leçon démontre la fausseté de certaines accusations portées contre Dieu.
- On ne peut pas reprocher à Dieu d’avoir donné la liberté de choisir à Adam et Eve, car sans cette liberté ils n’auraient pas eu une position supérieure aux animaux.
- Dieu n’est pas responsable du mauvais choix d’Adam et Eve puisqu’il les avait dotés des facultés qui leur permettaient de bien choisir.
- Dieu ne les a pas tentés par la présence de l’arbre de la connaissance du bien et du mal, car il leur avait déjà démontré qu’il leur accordait le meilleur en toutes choses.
- Dieu n’est pas injuste d’avoir condamné Adam et Eve puisqu’ils avaient une information suffisante sur les conséquences de leur acte avant de le commettre.