La mort est réservée à tous les hommes (Hé 9:27) car elle est la conséquence de l’universalité du péché (Ge 2:17; Ro 6:23; Ro 5:12, Ro 5:14).
Il convient d’examiner séparément ce qu’il advient du corps et de l’âme du défunt.
1. Le corps
Le corps retourne à la poussière (Ge 3:19; Ec 12:7, Ec 12:9).
Cependant tout être humain recevra un nouveau corps, soit à la résurrection des justes, soit à la résurrection des injustes (Da 12:2; Jn 5:25, Jn 5:28-29; Ac 24:15; cf. Ap 20:4-6, Ap 20:12-13).
Voici le texte le plus détaillée sur le sujet, 1 Corinthiens 15:35-44, qu’il faut lire en entier :
Mais quelqu’un dira : Comment les morts ressuscitent-ils, et avec quel corps viennent-ils ? Insensé ! Ce que tu sèmes ne reprend point vie, s’il ne meurt. Et ce que tu sèmes, ce n’est pas le corps qui naîtra ; c’est un simple grain, de blé peut-être, ou d’une autre semence ; puis Dieu lui donne un corps comme il lui plaît, et à chaque semence il donne un corps qui lui est propre. Toute chair n’est pas la même chair ; mais autre est la chair des hommes, autre celle des quadrupèdes, autre celle des oiseaux, autre celle des poissons. Il y a aussi des corps célestes et des corps terrestres ; mais autre est l’éclat des corps célestes, autre celui des corps terrestres. Autre est l’éclat du soleil, autre l’éclat de la lune, et autre l’éclat des étoiles ; même une étoile diffère en éclat d’une autre étoile. Ainsi en est-il de la résurrection des morts. Le corps est semé corruptible ; il ressuscite incorruptible ; il est semé méprisable, il ressuscite glorieux ; il est semé infirme, il ressuscite plein de force ; il est semé corps naturel, il ressuscite corps spirituel. S’il y a un corps naturel, il y a aussi un corps spirituel.
Il y a donc promesse, non seulement d’un nouveau corps, mais d’un corps bien supérieur à celui que nous avons maintenant.
2. L’âme
L’âme de tout être humain vit à perpétuité, c’est-à-dire est douée d’une existence sans fin; pourtant sa situation diffère fondamentalement selon que la personne est croyante ou non.
a) Les âmes des incroyants
Les âmes des incroyants entrent au « séjour des morts » (Ez 32:21). Elles restent conscientes (Es 14:9-10) et sont tourmentées (Lu 16:23-24).
Elles ne peuvent avoir accès au lieu où se trouvent les âmes des croyants (Lu 16:26).
Elles demeureront dans le séjour des morts jusqu’au jugement dernier (Ap 20:12-13) et seront alors jetées avec leurs corps dans « l’étang de feu » (Ap 20:14-15). Ce sera la seconde mort.
b) Les âmes des croyants
Les âmes des croyants entrent directement dans la présence de Dieu (2 Co 5:8; Ph 1:23-24; Job 19:25-27; cf. Ac 7:56-59; Ro 8:38-39).
Ces âmes sont conscientes (Lu 9:30-31), dans le repos et la joie (Ap 14:13; Lu 16:25; Lu 23:43), elles attendent la résurrection des saints qui aura lieu au moment de l’enlèvement (1 Th 4:13-17) et qui leur permettra de jouir alors pleinement des récompenses promises (Lu 14:14; 2 Ti 4:8).
Quelques commentateurs pensent que les croyants décédés avant l’œuvre rédemptrice de Jésus-Christ ont connu temporairement une situation différente. Avant la croix, les âmes des justes seraient aussi allées dans le séjour des morts, mais dans une partie réservée aux croyants: le « sein d’Abraham » (cf. Lu 16:22), et auraient été délivrées du séjour des morts lors de l’ascension de Christ (cf. Ep 4:8).
3. Explication de quelques termes
- Le terme général séjour des morts traduit les mots « scheol » (hébreu) et « hadés » (grec). Le « hadés » sera jeté dans « l’étang de feu » (Ap 20:14; cf. 1 Co 15:26).
- L’étang de feu désigne le lieu préparé pour Satan et ceux qui l’auront suivi (Mt 25:41; Ap 19:20); ils y demeureront pour l’éternité.
- La géhenne (Mt 18:9) vient du nom de la vallée de Hinnom près de Jérusalem où eurent lieu des sacrifices humains et où étaient brûlées les ordures de la ville. Ce terme désigne un lieu de malédiction (cf. 2 Ch 33:6; Jé 7:31) et de souffrance (Mc 9:47-48); il correspond à l’étang de feu.
- L’enfer n’est pas un terme biblique.
- Le paradis (litt.: parc, jardin d’agrément) figure dans la traduction grecque de l’Ancien Testament en Ge 2:8. Dans le Nouveau Testament, il est mentionné en Lu 23:43, 2 Co 12:4 et Ap 2:7 où il désigne un lieu de grande joie et de félicité réservé aux croyants.
- Le sein d’Abraham (Lu 16:22) est une expression, utilisée par Jésus, qui se réfère à une coutume juive concernant les repas: Les convives étaient à demi-couchés, accoudés sur des divans, les uns à côté des autres, en biais. Ainsi la tête de chaque personne était proche de la poitrine de celle placée auprès d’elle (cf. Jn 13:23; Jn 21:20). C’était un honneur de se trouver « sur le sein » de la personne la plus importante (cf. Lu 14:7-10). Ainsi, en disant que les justes se trouvent après la mort « dans le sein d’Abraham », Jésus exprime qu’ils participent au banquet céleste dans la présence du Seigneur et d’Abraham (Mt 8:11; Ap 19:9; Lu 14:15) et qu’ils sont traités comme des hôtes d’honneur.
Selon plusieurs commentateurs, le « sein d’Abraham » était la section du séjour des morts réservée aux croyants décédés avant la résurrection de Christ.
- Le purgatoire n’est pas une notion biblique. Selon l’enseignement de l’Eglise catholique romaine, il s’agirait d’un lieu où ceux qui sont morts en paix avec l’Eglise, mais qui ne sont pas parfaits, doivent endurer des souffrances qui les purifient. Le séjour au purgatoire durerait jusqu’à ce que la peine de tous les péchés soit purgée, mais il serait abrégé par les prières et les dons matériels des vivants. En réalité, l’oeuvre de Christ est toute suffisante (Hé 7:25; Hé 10:14, Hé 10:19-20; Ro 8:1), personne ne peut gagner son salut (Ep 2:8-9), et même le brigand repentant a pu entrer directement au paradis (Lu 23:43). Aucun texte inspiré n’autorise la prière pour les morts.
II. L’avenir éternel
La Bible révèle solennellement la différence extrême et définitive qui existe entre l’avenir éternel de ceux qui ont refusé le salut et l’avenir réservé à ceux qui l’ont accepté (Jn 3:36; 1 Jn 5:12).
1. L’avenir éternel du perdu
a) Le lieu
Les perdus passeront l’éternité dans « l’étang de feu » préparé pour le diable et ses anges (Ap 19:20; Ap 20:10, Ap 20:12-15; Mt 25:41). Ceux qui se sont rebellés contre Dieu et qui sont restés sous l’emprise de Satan partageront l’éternité avec lui.
b) L’état
L’état du perdu sera caractérisé par:
- l’éloignement conscient de Dieu (2 Th 1:9), qui le plongera dans les ténèbres (Jud 1:13; 2 Pi 2:17);
- la souffrance (Ap 14:10-11; cf. Lu 16:23-24) comme dans une fournaise ardente (Mc 9:43-48; Mt 13:42a);
- les pleurs et les grincements de dents (Lu 13:28);
- la tribulation et l’angoisse (Ro 2:9);
- l’opprobre et la honte (Da 12:2);
- la fin de toute espérance car aucun changement n’est plus possible (Lu 16:26).
c) La durée
La plus dure des réalités est que cet état n’aura jamais de fin. La Bible ne laisse aucunement entendre que la situation des perdus pourrait se modifier; les mêmes termes sont utilisés pour désigner la durée du châtiment du perdu et la durée de la vie du sauvé (par ex., Mt 25:46). Il est question de ruine éternelle (2 Th 1:9), de honte éternelle (Da 12:2), de châtiment éternel (Mt 25:46), de feu éternel ou de flammes éternelles (Mt 25:41; Es 33:14), de feu qui ne s’éteint point et de ver qui ne meurt point (Mc 9:48; Es 66:24), de tourment aux siècles des siècles (Ap 14:11).
2. L’avenir éternel du sauvé
a) Le lieu
Pour les croyants, Dieu a préparé une place où ils seront avec lui (Jn 14:2-3):
- de nouveaux cieux et une nouvelle terre (Ap 21:1);
- la nouvelle Jérusalem (Ap 21:2);
- le paradis, un nouvel Eden (Ap 2:7; Ap 22:1-5).
b) L’état
L’enfant de Dieu sera:
- dans la présence de Dieu (Ap 21:3; 1 Th 4:17; Jn 12:26; cf. Jn 14:16) et ainsi
- dans la lumière (Col 1:12; Ap 22:5; Ap 21:23; Es 60:19-20);
- semblable au Seigneur (1 Jn 3:2; Ph 3:21);
- participant de la gloire de Dieu (Ro 8:17; 1 Pi 5:1; 1 Th 2:12; 2 Th 2:14; 1 Pi 5:10);
- dans la joie (Es 65:17-18; Es 35:10; Ap 19:7; cf. Mt 25:21, Mt 25:23);
- hors d’atteinte des larmes, des cris, des douleurs, du deuil et de la mort (Ap 21:4; Lu 20:36);
- délivré du péché, de la souillure et du mensonge (Ap 21:27);
- saint (Ep 5:27; 1 Th 3:13; cf. Hé 12:14);
- parfait (Jud 24; 1 Co 15:42-43; cf. 1 Co 13:10);
- délivré de la maladie et des infirmités (1 Co 15:42-43; Ph 3:21);
- associé au règne de Dieu (Ap 22:5).
c) La durée
La plus merveilleuse des réalités est que ce grand bonheur n’aura jamais de fin. Dieu accorde la vie éternelle (Jn 3:16; Jn 5:24; Jn 6:40; Mt 25:46; Ro 6:23; Tit 1:2; 1 Jn 5:13), le salut éternel (Hé 5:9), la rédemption éternelle (Hé 9:12), un héritage éternel (Hé 9:15), la gloire éternelle (1 Pi 5:10), l’entrée dans le royaume éternel (2 Pi 1:11). L’Eglise sera pour toujours avec le Seigneur (1 Th 4:17), régnera avec lui aux siècles des siècles (Ap 22:5; Da 7:18) et glorifiera Dieu aux siècles des siècles (Ep 3:21).