
La mort de Jésus-Christ est directement mentionnée plus de cent-soixante-quinze fois dans le Nouveau-Testament. A côté de cela, l’Ancien-Testament contient de très nombreuses références, prophétiques et figuratives, à la mort du Christ.
I/ Importance de la mort du Christ
Contrairement Ă ce qui est le cas pour les hommes ordinaires, c’est la mort de Christ, plutĂ´t que sa vie terrestre, qui est de la plus haute importance. Plusieurs considĂ©rations rendent cela Ă©vident.
1) Elle est prédite dans l’Ancien Testament
La mort de Christ est le sujet d’un grand nombre de symboles et de prophĂ©ties de l’Ancien Testament. Nous pouvons retracer un fil Ă©carlate Ă travers route la Bible:
Le sacrifice d’Abel (Ge. 4.4),
Le bélier sur le mont Morija (Ge. 22.13), les sacrifices des patriarches en général Ge. 8.20; 12.8; 26.25; 33.20; 35.7),
L’agneau pascal en Egypte (Ex. 12.1-28),
Les sacrifices lévitiques (Le. 1-7),
L’offrande de Manoach (Jg. 3.16-19),
Le sacrifice annuel d’Elkana (1 Sa. 1.21),
les offrandes de Samuel (1 Sa. 7.9s.; 16.2-5),
Les offrandes de David (2 Sa. 6.18),
L’offrande d’Elie (1 Ro. 18.38),
Les offrandes d’EzĂ©chias (2 Ch. 29.2114),
Les offrandes Ă l’Ă©poque de JosuĂ© et de Zorobabel (Esd. 3.3-6), et de NĂ©hĂ©mie (Ne. 10.32s.). Toutes ces offrandes prĂ©figurent la grande offrande qui devait erre faite par JĂ©sus-Christ.
De plus, il y a des prophĂ©ties qui annoncent la mort de Christ. Les psaumes prophĂ©tisent la trahison de Christ (Ps. 41.10; voir Jn. 13.18; Ac. 1.16), la crucifixion et les Ă©vènements qui l’ont entourĂ© (Ps. 22.2, 8s., 18; voir Mt. 27.39s., 46; Me. 15.34; In. 19.23s.), et la rĂ©surrection (Ps. 16.8-11; voir Ac. 2.25-28). EsaĂŻe a Ă©crit: « Il Ă©tait blessĂ© pour nos pĂ©chĂ©s, brise pour nos iniquitĂ©s » (53 :5). Daniel indique qu’après 69 semaines le Messie sera retranchĂ© et qu’Il n’aura pas de successeur (9.26). Zacharie annonce d’avance que Christ sera vendu pour trente pièces d’argent et que cette somme servira Ă acheter le champ du potier (11. 12s.; voir Mt. 26.15; 27.9s.). Zacharie prĂ©dit Ă©galement que le berger sera frappe ( 13.7) et qu’une source sera ouverte pour le pĂ©chĂ© et l’impuretĂ© 03.1). II est donc clair que la mort de Christ est une partie importante de l’enseignement e l’Ancien Testament
2) Elle occupe une place prééminente dans le Nouveau Testament
La dernière semaine de la vie terrestre de notre Seigneur occupe environ le cinquième des rĂ©cits des quatre Evangiles. De la mĂŞme manière, les Epitres dĂ©bordent d’allusions Ă cet Ă©vènement historique. Manifestement, la mort et la rĂ©surrection de notre Seigneur Ă©taient considĂ©rĂ©es comme Ă©tant de la plus haute importance par le Saint-Esprit, l’auteur des Ecritures.
3) C’est le principal but de l’incarnation
JĂ©sus-Christ n’est pas venu principalement pour nous donner un exemple ou pour nous enseigner sa doctrine, mais pour mourir pour nous (Mc. 10.45; He. 2.9, 14; 9.26; 1 Jn. 3.5). Sa mort n’Ă©tait pas une pensĂ©e après coup ni un accident, mais la rĂ©alisation d’un but prĂ©cis en rapport avec l’incarnation. L’incarnation n’est pas une fin en soi; ce n’est qu’un moyen pour atteindre un but, et ce but, c’est la rĂ©demption des perdus par la mort de notre Seigneur sur la croix.
Jésus-Christ a voulu participer à la chair et au sang, afin de pouvoir mourir. L’incarnation avait pour but, la mort. La mort de Jésus-Christ n’a pas été un simple incident dans sa vie humaine. C’était le but suprême de cette vie. Il est devenu homme, afin de pouvoir mourir en tant qu’homme et pour l’homme.
Heb 2:14. – «Ainsi donc, puisque les enfants participent au sang et Ă la chair, il y a Ă©galement participĂ© lui-mĂŞme, afin que, par la mort, il anĂ©antit celui qui a la puissance de la mort, c’est-Ă -dire le Diable.»
4) C’est le thème fondamental de l’Evangile
Le terme « Evangile » signifie « bonne nouvelle ». Par consĂ©quent, il est utilisĂ© de diffĂ©rentes façons. Les quatre rĂ©cits de la vie terrestre de JĂ©sus sont appelĂ©s les Evangiles; route la rĂ©vĂ©lation de Dieu a ses crĂ©atures est appelĂ©e l’Evangile; c’est Ă©galement ce terme qui est employĂ© plus spĂ©cifiquement pour la « bonne nouvelle » du salut. Paul dit que l’Evangile consiste en la mort de Christ pour nos pĂ©chĂ©s, en son ensevelissement et sa rĂ©surrection (1Co. 15.1-5). La mort de Christ pour les pĂ©chĂ©s de l’homme est une bonne nouvelle; elle implique que l’homme n’a pas Ă mourir pour ses pĂ©chĂ©s. La loi mosaĂŻque, le Sermon sur la montagne, l’enseignement et l’exemple de Christ nous montrent tous notre pĂ©chĂ© et nous rĂ©vèlent le besoin d’un Sauveur, mais aucun ne nous fournit la solution du pĂ©chĂ©. Cette solution ne se trouve que dans la mort de Christ.
5) Elle est essentielle au christianisme
Les autres religions veulent ĂŞtre reconnues par l’enseignement de leurs fondateurs; le christianisme se distingue de toutes les autres par l’importance qu’il accorde Ă la mort de son fondateur. Enlevez la mort de Christ, telle qu’interprĂ©tĂ©e par les Ecritures, et vous rĂ©duisez le christianisme au rang des religions ethniques. Bien qu’il nous restât un enseignement moral plus Ă©levĂ© que les autres, si nous enlevions la croix de Christ, nous n’aurions pas plus de salut que les autres religions. Enlever la croix, c’est toucher au cĹ“ur mĂŞme du christianisme. Le sujet de la prĂ©dication apostolique, c’Ă©tait Christ et Christ crucifie (1 Co. 1. 18, 23; 2.2; Ga. 6.14).
6) Elle est essentielle Ă notre salut
Pour que l’homme soit sauvĂ©, il fallait que le Fils de l’homme soit Ă©levĂ© (Jn. 3. 14s.); pour produire du fruit, le grain de blĂ© doit tomber en terre et mourir (Jn. 12.24). Dieu ne peut pas pardonner le pĂ©chĂ© sur la simple base de la repentance du pĂ©cheur. II serait impossible qu’un Dieu juste agisse de cette façon. Dieu ne peut pardonner que lorsque la peine a Ă©tĂ© payĂ©e. Pour que Dieu puisse pardonner au pĂ©cheur tout en demeurant juste, il fallait que Christ paie la peine du pĂ©cheur (Ro. 3.25s.). Christ a dit a plusieurs reprises qu’il fallait qu’il souffre beaucoup, qu’il soit mis a mort et qu’il ressuscite le troisième jour (Mt. 16.21; Me. 8.31; Lu. 9.22; 17.25; In. 12.32-34). Les deux hommes qui Ă©taient dans le tombeau après la rĂ©surrection de Christ ont rappelĂ© aux femmes qui Ă©taient venues pour oindre le corps que Christ avait dit qu’il fallait qu’il soit crucifie et qu’il ressuscite le troisième jour (Lu. 24.7). Paul a cherchĂ© Ă prouver aux Thessaloniciens la nĂ©cessite de la mort de Christ (Ac. 17.3). Du point de vue de Dieu, la mort de Christ Ă©tait une nĂ©cessitĂ© absolue pour que l’homme soit sauvĂ©.
7) Elle suscite le plus grand intérêt dans le ciel
Quand MoĂŻse et Elie sont apparus sur la montagne de la Transfiguration, ils se sont entre tenus avec Christ « de son dĂ©part qu’il allait accomplir Ă JĂ©rusalem » (Lu. 9.31). Les quatre ĂŞtres vivants et les 24 vieillards chantèrent un cantique Ă propos de la rĂ©demption accomplie par la mort de Christ (Ap. 5.8-10). MĂŞme les anges autour du trĂ´ne, qui n’avaient pas eux-mĂŞmes besoin d’ĂŞtre rachetĂ©s, se joignirent Ă ce cantique de l’Agneau qui a Ă©tĂ© immole (Ap. 5. 11s.). La mort de JĂ©sus-Christ est le thème central des cantiques cĂ©lestes.
La mort de JĂ©sus-Christ a Ă©tĂ© le sujet des profondes recherches et de l’inlassable intĂ©rĂŞt des anges. 1Pi 1:12. – «Il leur fut rĂ©vĂ©lĂ© que ce n’était pas pour eux-mĂŞmes, mais pour vous, qu’ils Ă©taient les dispensateurs de ces choses, que vous ont annoncĂ©es maintenant ceux qui vous ont prĂŞche l’Evangile par le Saint-Esprit envoyĂ© du ciel, et dans lesquelles les anges dĂ©sirent plonger leurs regards.»
Puisque ceux dont les yeux ne sont plus obscurcis par le voile des limitations humaines et qui sont entrés dans les grandes vérités de la rédemption par le sang de Christ exaltent la mort de Christ par-dessus toute autre chose, nous qui sommes encore dans la chair devrions examiner la vraie et pleine signification de sa mort.
II/ La vraie signification de la mort de Christ
Le prophète EsaĂŻe touche le fond de la vĂ©ritĂ© lorsqu’il dĂ©clare: « II a plu Ă l’Eternel de le briser par la souffrance … Apres avoir livre sa vie en sacrifice pour le pĂ©ché » (53.10). En donnant une dĂ©finition de l’expiation, il nous faut remarquer certains Ă©lĂ©ments.
1) Elle est faite pour d’autre
II est Ă©vident que JĂ©sus-Christ n’est pas mort pour ses propres pĂ©chĂ©s (Jn. 8.46; He. 4.15; 1 Pi, 2.22), Il est dit partout qu’il est mort pour les pĂ©chĂ©s des autres. « Les souffrances de Christ n’Ă©taient pas simplement les souffrances de sympathie d’un ami, mais les souffrances substitutives de l’Agneau de Dieu pour le pĂ©chĂ© du monde. » EsaĂŻe Ă©crit: « Mais il Ă©tait blessĂ© pour nos pĂ©chĂ©s, BrisĂ© pour nos iniquitĂ©s; Le châtiment qui nous donne la paix est tombĂ© sur lui, Et c’est par ses meurtrissures que nous sommes guĂ©ris. » (53. 5s.).
Remarquez aussi quelques autres passages bibliques: « Mais Dieu prouve son amour envers nous, en ce que, lorsque nous Ă©tions encore des pĂ©cheurs, Christ es mort pour nous » (Ro. 5.8); « Christ est mort pour nos pĂ©chĂ©s, selon les Ecritures » (1 Co. 15.3); « Celui qui n’a point connu le pĂŞche, il l’a fait devenir pĂ©chĂ© pour nous, afin que nous devenions en lui justice de Dieu » (2 Co. 5.21); « lui qui a portĂ© lui-mĂŞme nos pĂ©chĂ©s en son corps sur le bois, afin que morts aux pĂ©chĂ©s nous vivions pour la justice; lui par les meurtrissures duquel vous avez Ă©tĂ© guĂ©ris » (1 Pi. 2.24); et « Christ aussi a souffert une fois pour les pĂ©chĂ©s, lui juste pour des injustes, afin de nous amener Ă Dieu » (1 Pi. 3.18). JĂ©sus lui-mĂŞme a dit: « Car le Fils de l’homme est venu, non pour ĂŞtre servi, mats pour servir et donner sa vie comme la rançon de beaucoup » (Me. 10.45) et « Je suis le bon berger. Le bon berger donna sa vie pour ses brebis,. (Jn. 10. 1 1). II est mort Ă notre place en tant que vĂ©ritable agneau pascal (Ex. 12: 1 Co. 5.7) et il Ă©tait Je vĂ©ritable sacrifice pour les pĂ©chĂ©s (ÂŁ:s. 53.10). dont ceux de l’Ancien Testament n’Ă©taient que des types (Le. 6.17723; He. 10.1-4; voir aussi le bouc Ă©missaire, Le. 16.20-22).
2) C’est une réparation
Puisque la saintetĂ© est l’attribut fondamental de Dieu, il n’est que raisonnable qu’il reçoive une certaine rĂ©paration pour enlever l’outrage du pĂ©chĂ©. La mort de Christ fournit cette rĂ©paration.
a) Elle satisfait Ă la justice de Dieu.
L’homme a pĂ©chĂ© contre Dieu et il a encouru son mĂ©contentement et sa condamnation. Dieu impose Ă juste titre la peine encourue par une infraction Ă la loi. II ne peut pas libĂ©rer le pĂ©cheur tant que les exigences de la justice ne soient satisfaites. Dieu doit punir le pĂ©chĂ©. II ne peut pas, en dehors de la substitution, disculper le coupable (Ex. 34.7; No. 14.18). Ce n’est que par la mort de Christ que Dieu peut ĂŞtre juste tout en justifiant le pĂ©cheur (Ro. 3.25s.). Dans tout ce que Dieu fait; sa justice doit ĂŞtre maintenue; la mort de Christ satisfait pleinement aux justes exigences de Dieu. Comme dans le cas d’un criminel, si le contrevenant subit la peine prescrite par la loi, il ne peut plus ĂŞtre condamne. « Aucune autre condamnation ne peut ĂŞtre a juste titre exigĂ©e pour cette offense, C’est ce que l’on appelle la perfection de la rĂ©paration de Christ. Elle satisfait parfaitement, par sa propre valeur intrinsèque, aux exigences de la justice.
b) Elle satisfait Ă la loi de Dieu.
Mais la mort de Christ n’est pas simplement une rĂ©paration Ă l’Ă©gard de la justice de Dieu, c’est aussi une rĂ©paration a l’Ă©gard de la loi de Dieu. La loi de Dieu est fondĂ©e sur la nature mĂŞme de Dieu, et la transgression de cette loi entraine une peine. « Elle est inviolable prĂ©cisĂ©ment parce qu’elle est fondĂ©e sur la nature mĂŞme de Dieu et non … un effet de son libre arbitre. » Le pĂ©cheur ne pouvait pas satisfaire aux exigences de la loi divine, mais Christ, en tant que notre reprĂ©sentant et substitut, l’a fait. Dieu a donc pourvu Ă une rĂ©paration pour nous par l’obĂ©issance active et passive de Christ (Ro. 8. 3s.). Par son obĂ©issance, ses souffrances et sa vie d’une justice parfaite, JĂ©sus a rĂ©pondu Ă toutes les exigences de la loi. Paul parle d’IsraĂ«l en disant: « Ne connaissant pas la justice de Dieu, et cherchant Ă Ă©tablir leur propre justice, ils ne se sont pas soumis Ă la justice de Dieu; car Christ est la fin de la loi pour la justification de tous ceux qui croient » (Ro. 10.3s.)
c) Elle est Ă©troitement liĂ©e Ă l’expiation.
Plusieurs autres termes qui reviennent souvent dans les Ecritures sont liĂ©s Ă la pensĂ©e de la « rĂ©paration ». La mort de Christ est aussi une expiation et une propitiation. LĂ©. 5 :21-26 parle de l’expiation personnelle pour un pĂ©chĂ© personnel: « Lorsque quelqu’un pèchera et commettra une infidĂ©litĂ© envers l’Eternel… Il prĂ©sentera au sacrificateur en sacrifice de culpabilitĂ© Ă l’Eternel pour son pĂ©chĂ© un bĂ©lier… Et le sacrificateur fera pour lui l’expiation devant l’Eternel, et il lui sera pardonne, quelle que soit la faute dont il se sera rendu coupable. » Le. 4.13-20 fait allusion Ă une expiation nationale pour une transgression nationale: « Si c’est toute l’assemblĂ©e d’IsraĂ«l qui a pĂ©chĂ© … en se rendant ainsi coupable, Les anciens d’IsraĂ«l poseront leurs mains sur la tĂŞte du taureau devant J’Eternel, et on Ă©gorgera le taureau devant l’Eternel. .. C’est ainsi que le sacrificateur fera pour eux l’expiation, et il leur sera pardonne. » D’après ces passages, il est Ă©vident que le taureau ou le bĂ©lier doit mourir et que le pardon n’est possible que sur la base de la mort d’un substitut. Le mot hĂ©breu pour expiation dans ces passages et dans d’autres passages similaires est kaphar, souvent traduit par « faire expiation ». Il signifie littĂ©ralement « couvrir:’ de manière Ă ne pas ĂŞtre vu. Hoeksema Ă©crit Ă propos de la nature expiatoire des sacrifices de l’Ancien Testament: « Ils Ă©taient appelĂ©s sacrifices d’expiation ou sacrifices de culpabilitĂ©, et il est dit qu’ils portaient les pĂ©chĂ©s du contrevenant, qu’ils faisaient expiation pour les pĂ©chĂ©s, qu’ils Ă©taient une propitiation et qu’ils couvraient les pĂ©chĂ©s du peuple aux yeux de Dieu. Et leur fruit est le pardon des pĂ©chĂ©s. » La pensĂ©e de couvrir les pĂ©chĂ©s aux yeux de Dieu est suggĂ©rĂ©e dans des versets comme « DĂ©tourne ton regard de mes pĂ©chĂ©s, efface routes mes iniquitĂ©s » (Ps. 51. 11); « Car tu as jetĂ© derrière toi tous mes pĂ©chĂ©s » (Es. 38.17); et « Tu jetteras au fond de la mer tous leurs pĂ©chĂ©s » (Mi. 7.19).
d) Elle est étroitement liée à la propitiation
Dans la Septante, ce mot hébreu kaphar est traduit par un mot grec qui a une signification légèrement différente. Ce mot est rendu en grec par exilaskomai, qui signifie « concilier, apaiser ». La pensée est évidemment que, si le péché le couvert ou enlevé, la colère de Dieu contre ce péché est alors apaisée ou satisfaite. A cause de cette vérité, les traducteurs de la Septante étaient justifiés de le traduire ainsi.
Le terme exilaskomai ne se trouve pas lui-mĂŞme dans le Nouveau Testament, mais le verbe hilaskomai y revient Ă deux reprises (Lu. 18. 13; He. 2.17), le nom hilasmos deux fois Ă©galement (1 Jn. 2.2; 4 : 10), et l’adjectif Hilasterion deux fois aussi (Ro. 3.25; He. 9.». Le Nouveau Testament parle souvent de la colère de Dieu (Jn. 3.36; Ro. 1. 18; 5.9; Ep. 5.6; 1 Th. 1.10; He. 3.11; Ap. 19.15). Correspondant Ă cette pensĂ©e, le Nouveau Testament prĂ©sente la mort de Christ comme apaisant la colère de Dieu. Paul dit que Dieu l’avait destinĂ© Ă ĂŞtre « victime propitiatoire » (Ro. 3.25), et l’Epitre aux HĂ©breux utilise ce terme pour dĂ©signer le couvercle de l’arche dans le tabernacle (He.9 :5). Jean a dĂ©clarĂ© que Christ « est lui-mĂŞme une victime expiatoire pour nos pĂ©chĂ©s, et non seulement pour les nĂ´tres, mais aussi pour ceux du monde entier » (1 Jn. 2.2; voir 4.10); et l’Epitre aux HĂ©breux affirme que Christ est devenu un souverain sacrificateur misĂ©ricordieux et fidèle « pour faire l’expiation des pĂ©chĂ©s du peuple » (2.17). La prière du publicain Ă©tait littĂ©ralement: « Dieu, sois apaise envers moi, Ie pĂ©cheur » (Lu. 18.13). Par sa mort, Christ a apaisĂ© la sainte colère de Dieu contre le pĂ©chĂ©.
e) Elle est étroitement liée à la réconciliation.
L’idĂ©e de la rĂ©conciliation est très proche de celle de la propitiation. Elles semblent liĂ©es l’une Ă autre en tant que cause et effet; la mort de Christ a « apaisé » Dieu et par consĂ©quent, Dieu est « rĂ©concilié » (Ro. 5.10; 2 Co. 5. 18s.; Ep . . 16). Le verbe katallasso revient Ă six reprises dans le Nouveau Testament (Ro. 5.10; 1 Co. 7. 11; 2 Co. 5. 18-20), et le nom katallage quatre fois (Ro. 5.11; 11.15; 2 Co. 5.18s.). Diallassomai apparaĂ®t une fois (Mt. 5.24). A chaque fois, on retrouve l’idĂ©e de la rĂ©conciliation. Berkouwer affirme que Paul utilise ce terme pour faire allusion « à la relation de paix produite par la mort de Christ, Ă la communion par contraste a l’inimitiĂ© antĂ©rieure, Ă la rĂ©conciliation qui est l’enlèvement de tous les obstacles, Ă l’accès auprès du Père. »
Dans les Ecritures, le terme rĂ©conciliation est applique aussi bien Ă Dieu qu’Ă l’homme (Ro. 5.10; 2 Co. 5.18-20).
3) C’est une rançon
La mort de Christ est prĂ©sentĂ©e comme le paiement d’une rançon. Une rançon est un prix Ă payer pour la libĂ©ration de quelqu’un qui retenu prisonnier. C’est ainsi que JĂ©sus a dit qu’il Ă©tait venu afin donner sa vie comme une rançon pour plusieurs (Mt. 20.28; Me. 45), et que l’Ĺ“uvre de Christ est prĂ©sentĂ©e comme une rĂ©demption. (Lu 1.68; 2.38; He. 9.12). Dans ces rĂ©fĂ©rences, nous avons le mot lutrosis. Le verbe lutroomai se trouve dans Lu. 24.21; Tit. 2.14; 1 Pi. 8. Le mot compose apolutrosis revient dix fois (Lu. 21. 28; Ro. 3.24; :3; 1 Co. 1.30; Ep. 1.7, 14; 4.30; Col. 1.14; He. 9.15; 11.35)
Cette rançon n’est pas payĂ©e Ă Satan, mais Ă Dieu. C’est Ă la justice de Dieu qu’est due la dette qui a besoin d’ĂŞtre annulĂ©e; Satan n’a aucun droit lĂ©gal contre le pĂ©cheur et n’a donc pas besoin d’ĂŞtre payĂ© pour libĂ©ration du pĂ©cheur. Comme Shedd l’a si bien dit: « La misĂ©ricorde Dieu rachète l’homme Ă la justice de Dieu. »
Les Ecritures enseignent que nous sommes rachetés par la mort de Christ. Nous sommes rachetés :
(1) de la peine de la loi, ou, comme le dit dans Ga. 3. 13, « de la malédiction de la loi », Christ étant devenu malédiction pour nous;
(2) de la loi elle-même, puisque nous sommes morts à la loi par le corps de Christ (Ro. 7.4), de sorte que nous ne sommes plus maintenant sous la loi mais sous la grâce (Ro. 6.14);
(3) du pĂ©chĂ© en tant que puissance, par la mort de Christ au pĂ©chĂ© et par notre mort au pĂ©chĂ© en lui (Ro. 6.2,6; Tit. 2.14; 1 Pi. 1. 18s.), de sorte que nous n’avons plus Ă nous soumettre Ă la domination du pĂ©chĂ© (Ro. 6,12-14);
(4) de Satan, qui tenait l’homme captif (2 Ti. 2.26), lĂ aussi par la mort de Christ sur la croix (He. 2.145.); et
5) de tout mal, aussi bien physique que moral, y compris notre prĂ©sent corps mortel (Ro. 8.23; Ep. 1.14); cette rĂ©demption nous sera pleinement accordĂ©e lors du retour de Christ (Lu. 21. 28). Le terme « rĂ©demption » fait parfois allusion au paiement d’une dette et parfois aussi a la libĂ©ration d’un captif. Le sacrifice de Christ a pourvu aux deux.
III/ Le but de la mort de Christ
1. Mort à cause du péché des autres
Jésus-Christ est mort à cause du péché des autres, c’est-à -dire, que:
(a) C’est le péché des autres qui a rendu sa mort nécessaire;
(b) Ce n’était pas son propre péché, mais celui d’autrui qu’Il a porté en sa mort. Cette mort a été celle d’un substitut, autrement dit: un juste qui méritait de vivre, est mort à la place d’hommes injustes qui méritaient de mourir.
Esa 53:5. – «Mais il Ă©tait blessĂ© (hĂ©breu «percé» voyez version de Lausanne; le mĂŞme verbe hĂ©breu est traduit «transpercé» dans #Esa 51:9) pour nos pĂ©chĂ©s, brisĂ© pour nos iniquitĂ©s; Le châtiment qui nous donne la paix est tombĂ© sur lui, et c’est par ses meurtrissures que nous sommes guĂ©ris.»
Esa 53:8,11,12. V D. – «Il est Ă´tĂ© de l’angoisse et du jugement; et sa gĂ©nĂ©ration, qui la racontera? Car il a Ă©tĂ© retranchĂ© de la terre des vivants; Ă cause de la transgression de mon peuple, lui, a Ă©tĂ© frappĂ©…Il verra du fruit du travail de son âme, et sera satisfait. Par sa connaissance mon serviteur juste enseignera la Justice Ă (hĂ©br. «justifiera») plusieurs, et lui, il portera leurs iniquitĂ©s. C’est pourquoi je lui assignerai une part avec les grands, et il partagera le butin avec les forts, parce qu’il aura livrĂ© son âme Ă la mort, et qu’il aura Ă©tĂ© comptĂ© parmi les transgresseurs, et qu’il a portĂ© le pĂ©chĂ© de plusieurs, et qu’il a intercĂ©dĂ© pour les transgresseurs.»
1Pi 3:18. – «Christ aussi a souffert une fois pour les pĂ©chĂ©s, lui juste pour des injustes, afin de nous amener Ă Dieu, ayant Ă©tĂ© mis Ă mort quant Ă la chair, mais ayant Ă©tĂ© rendu vivant quant Ă l’Esprit.»
Ro 4:25. – «Lequel a Ă©tĂ© livrĂ© pour nos offenses, et est ressuscitĂ© pour notre justification.»
1Co 15:3. – «Je vous ai enseignĂ© avant tout, comme je l’avais aussi reçu, que Christ est mort pour nos pĂ©chĂ©s, selon les Écritures.»
1Pi 2:24. – «Lui qui a portĂ© lui-mĂŞme nos pĂ©chĂ©s en son corps sur le bois, afin que morts aux pĂ©chĂ©s nous vivions pour la justice; lui, par les meurtrissures duquel vous avez Ă©tĂ© guĂ©ris.»
2. Pour donner sa vie en rançon
Jésus-Christ a donné sa vie en rançon. C’est-à -dire que sa mort a payé le prix qui rachetait tes hommes de la mort.
Mt 20:28. – «C’est ainsi que le Fils de l’homme est venu, non pour ĂŞtre servi, mais pour servir et donner sa vie comme la rançon de plusieurs.»
3. Pour le pardon des péchés
L’âme de Jésus-Christ fut offerte en oblation pour le péché, c’est-à -dire que c’est en vertu de sa mort que le pardon a été accordé aux pécheurs.. {Voyez #Le 6:6,7}
Comp. #Heb 9:22. – «Et presque tout, d’après la loi, est purifiĂ© avec du sang, et sans effusion de sang il n’y a pas de pardon.» Et #Heb 9:28. – «De mĂŞme, Christ, qui s’est offert une seule fois pour porter les pĂ©chĂ©s de plusieurs, apparaĂ®tra sans pĂ©chĂ© une seconde fois Ă ceux qui l’attendent pour leur salut.» {Comp. #Esa 53:12}
Esa 53:10. – (Version Synodale) «Il a plu Ă l’Éternel de le briser par la souffrance. Après avoir offert sa vie en sacrifice pour le pĂ©chĂ©, il verra une nombreuse postĂ©ritĂ©; il vivra de longs jours et l’œuvre de l’Éternel prospĂ©rera dans ses mains.»
4. Pour ĂŞtre une victime expiatoire
Jésus-Christ est la propitiation pour nos péchés. Dieu l’a destiné à être une victime expiatoire par son sang, c’est-à -dire que par l’effusion de son sang (ou par sa mort), Il a apaisé la colère de Dieu envers nous, pécheurs.
Dieu est saint et doit haĂŻr le pĂ©chĂ©. Sa saintetĂ© et sa haine du pĂ©chĂ© doivent se manifester. Sa colère contre le pĂ©chĂ© doit frapper quelqu’un: ou le pĂ©cheur lui-mĂŞme ou un substitut lĂ©gal. #Esa 53:6. – «Nous Ă©tions tous errants comme des brebis, chacun suivait sa propre voie; et l’Éternel a fait retomber sur Lui l’iniquitĂ© de nous tous.» (L’expression hĂ©braĂŻque littĂ©rale est «l’a frappé») Et #Esa 53:8. – «Il a Ă©tĂ© enlevĂ© par l’oppression et par le jugement des hommes; et parmi ses contemporains, qui a compris qu’Il Ă©tait retranchĂ© de la terre des vivants, frappĂ© Ă cause des pĂ©chĂ©s de mon peuple?» (Version Synodale).
Le coup mérité par d’autres est tombé sur Lui et en conséquence, «Il a été retranché de la terre des vivants.» La cause première de la mort de Christ est dans la sainteté de Dieu.
1Jn 4:10. – «Et cet amour consiste, non point en ce que nous avons aimĂ© Dieu, mais en ce qu’il nous a aimĂ©s et a envoyĂ© son Fils comme victime expiatoire pour nos pĂ©chĂ©s.»
Ro 3:25. – «C’est lui que Dieu a destinĂ©, par son sang, Ă ĂŞtre pour ceux qui croiraient, victime propitiatoire, afin de montrer sa justice, parce qu’il avait laissĂ© impunis les pĂ©chĂ©s commis auparavant, au temps de sa patience.
5. Pour nous racheter de la malédiction de la loi
Jésus-Christ est mort pour nous racheter de la malédiction de la loi, en portant Lui-même cette malédiction.
Ga 3:10,13. – «Car tous ceux qui s’attachent aux Ĺ“uvres de la loi sont sous la malĂ©diction; car il est Ă©crit: Maudit est quiconque n’observe pas tout ce qui est Ă©crit dans le livre de la loi, et ne le met pas en pratique…Christ nous a rachetĂ©s de la malĂ©diction de la loi Ă©tant devenu malĂ©diction pour nous. – car il est Ă©crit: Maudit est quiconque est pendu au bois.»
6. Pour ĂŞtre notre sacrifice pascal
Jésus-Christ est devenu, par sa mort, notre sacrifice pascal, c’est-à -dire que son sang versé nous sert de terrain sur lequel Dieu peut nous épargner.
1Co 5:7. V 0. – (b) «Car Christ, notre Pâque, a Ă©tĂ© immolĂ© pour nous.» {Comp. #Ex 12:13,23. – «Le sang vous servira de signe sur les maisons oĂą vous serez; je verrai le sang, et je passerai par-dessus vous, et il n’y aura point de plaie qui vous dĂ©truise, quand je frapperai le pays d’Egypte…Quand l’Eternel passera pour frapper l’Egypte, et verra le sang sur le linteau et sur les deux poteaux, l’Eternel passera par-dessus la porte et il ne permettra pas au destructeur d’entrer dans vos maisons pour frapper.»}
7. pour racheter ceux qui étaient sous la loi
Jésus-Christ est mort pour racheter ceux qui étaient sous la loi, afin que nous paissions être adoptés comme fils, c’est-à -dire que la mort de Christ sert de base sur laquelle les hommes peuvent être délivrés des exigences de la loi et ainsi, devenir fils.
Ga 4:4-5. – «Mais lorsque les temps ont Ă©tĂ© accomplis, Dieu a envoyĂ© son Fils, nĂ© d’une femme, nĂ© sous la loi, afin qu’Il rachetât ceux qui Ă©taient sous la loi, afin que nous reçussions l’adoption.»
8. pour nous délivrer de ce présent siècle mauvais
Jésus-Christ est mort pour nous délivrer de ce présent siècle mauvais.
Nous étions esclaves de ce siècle, par le péché et la loi. Par la mort de Jésus-Christ, nous avons été libérés pour devenir des citoyens des cieux et des fils de Dieu. {#Php 3:20} {Comparez #Ga 4:3-5,7-9 5:1}
Ga 1:4. – «Qui s’est donnĂ© lui-mĂŞme pour nos pĂ©chĂ©s, afin de nous arracher du prĂ©sent siècle mauvais, selon la volontĂ© de notre Dieu et Père.»
9. pour nous amener Ă Dieu
Jésus-Christ est mort pour nous amener à Dieu.
Sa mort anéantit l’infranchissable gouffre qui sépare un Dieu saint de l’homme pécheur.
1Pi 3:18. – «Christ aussi a souffert une fois pour les pĂ©chĂ©s, lui juste pour des injustes, afin de nous amener Ă Dieu, ayant Ă©tĂ© mis Ă mort quant Ă la chair, mais ayant Ă©tĂ© rendu vivant quant Ă l’esprit.»
10. pour porter beaucoup de fruit
Jésus-Christ est mort pour porter beaucoup de fruit. De sa mort, a germé une race nouvelle de fils de Dieu.
Jn 12:24. – «En vĂ©ritĂ©, en vĂ©ritĂ©, je vous le dis, si le grain de blĂ© qui est tombĂ© en terre ne meurt, il reste seul; mais, s’il meurt, il porte beaucoup de fruit.»
11. afin de dominer sur les morts et sur les vivants
Jésus-Christ est mort et ressuscité afin de dominer sur les morts et sur les vivants.
Ro 14:9. – «C’est pour cela que Christ est mort et qu’Il a revĂ©cu, afin qu’Il dominât et sur les morts et sur les vivants.» (Version Darby).
IV/ Pour qui Christ est II mort?
(1) Jésus-Christ est mort «pour nous», c’est-à -dire pour ceux qui croient en Lui.
Nous verrons plus loin que JĂ©sus-Christ est mort pour tous les hommes, plus spĂ©cialement encore pour ceux qui s’approprient par la foi les bĂ©nĂ©dictions qui dĂ©coulent de cette mort. #1Ti 4:10. – «Nous travaillons, en effet et nous combattons parce que nous mettons notre espĂ©rance dans le Dieu vivant, qui est le Sauveur de tous les hommes, principalement des croyants.» Ceci est la part de vĂ©ritĂ© contenue dans la doctrine ancienne d’une expiation limitĂ©e aux croyants seulement.
Ro 8:32. – «Lui, qui -n’a point Ă©pargnĂ© son propre Fils, mais qui l’a livrĂ© pour nous tous, comment ne nous donnera-t-il pas aussi toutes choses avec lui?»
Eph 5:2. – «Et marchez dans la charitĂ©, Ă l’exemple de Christ, qui nous a aimĂ©s, et qui s’est livrĂ© lui-mĂŞme Ă Dieu pour nous comme une offrande et un sacrifice de bonne odeur.»
Tit 2:14. – «Qui s’est donnĂ© lui-mĂŞme pour nous, afin de nous racheter de toute iniquitĂ©, et de se faire un peuple qui lui appartienne, purifiĂ© par lui et zĂ©lĂ© pour les bonnes oeuvres.»
1Co 5:7. – «Faites disparaitre le vieux levain, afin que vous soyez une pâte nouvelle, puisque vous ĂŞtes sans levain, car Christ, notre Pâque, a Ă©tĂ© immolĂ©.»
2Co 5:21. – «Celui qui n’a point connu le pĂ©chĂ©. il l’a fait devenir pĂ©chĂ© pour nous, afin que nous devenions en lui justice de Dieu.»
(2) Jésus-Christ s’est donné Lui-même pour l’Église.
Jésus-Christ est bien mort pour tous, mais Il a une épouse, qu’Il a rachetée et c’est Elle qu’Il avait spécialement en vue lorsqu’Il a donné sa vie.
Eph 5:25-27. V O. – «Vous, maris, aimez vos femmes, comme Christ a aussi aimĂ© l’Église, et s’est livrĂ© lui-mĂŞme pour elle; afin qu’il la sanctifiât, après l’avoir nettoyĂ©e en la lavant d’eau, et par sa parole; pour la faire paraitre devant lui une Église glorieuse, n’ayant ni tache, ni ride, ni rien de semblable, mais Ă©tant sainte et irrĂ©prĂ©hensible.»
(3) Jésus-Christ s’est donné pour chaque croyant individuellement non pas simplement pour l’Église en tant que corps, mais pour chaque individu de ce corps; de sorte que tout croyant peut dire: «Il m’a aimé et s’est donné Lui-même pour moi.»
Ga 2:20. – «J’ai Ă©tĂ© crucifiĂ© avec Christ; et si je vis, ce n’est plus moi qui vis, c’est Christ qui vit en moi; si je vis maintenant dans la chair, je vis dans la foi au Fils de Dieu, qui m’a aimĂ© et qui s’est livrĂ© lui-mĂŞme pour moi.
(4) Jésus-Christ est mort pour le frère qui est faible.
Ce n’est pas seulement pour le chrétien éclairé, fort et expérimenté que Christ est mort, mais pour le membre le plus faible de la famille de la foi. Si nous voulions nous rappeler ceci, nous serions plus patients et plus indulgents envers le chrétien faible qui n’avance pas aussi vite que nous le voudrions. Il est faible, c’est vrai, mais il est le «frère faible pour lequel Christ est mort.»
Ro 14:15. – «mais si, pour un aliment, ton frère est attristĂ©, tu ne marches plus selon l’amour: ne cause pas, par ton aliment, la perte de celui pour lequel Christ est mort.»
1Co 8:11. – «Et ainsi le faible pĂ©rira par ta connaissance, le frère pour lequel Christ est mort.»
(5) Jésus-Christ est mort pour plusieurs; et non pas pour lui petit groupe seulement.
Mt 20:28. – «C’est ainsi que le Fils de l’homme est venu, non pour ĂŞtre servi, mais pour servir et donner sa vie comme la rançon de plusieurs.»
(6) Jésus-Christ est mort pour des hommes de toute tribu, de toute langue, de tout peuple, et de toute nation.
Nous avons ici la raison d’être fondamentale des missions en tous pays et l’appel impérieux à en hâter le travail. «Je suis disposé à aller au coeur de l’Afrique chercher les hommes de cette race pour lesquels Christ est mort.»
Ap 5:9. «Et ils chantaient un cantique nouveau, en disant: Tu es digne de prendre le livre, et d’en ouvrir les sceaux; car tu as été immolé, et tu as racheté pour Dieu, par ton sang, des hommes de toute tribu, de toute langue, de tout peuple et de toute nation.»
(7) Jésus-Christ est mort pour le monde entier.
C’est sur le terrain de la mort de Christ que Dieu peut rencontrer le monde en grâce. La mort de Christ est suffisante pour le monde, mais elle n’est pleinement efficace que pour les croyants. Nous verrons plus loin qu’elle est en partie efficace pour toute l’humanitĂ©. {#1Jn 2:2 1Co 15:22} JĂ©sus-Christ Ă©tait, dans un sens particulier, la tĂŞte de l’Église. {#Eph 1:22} C’est comme chef de l’Eglise qu’Il est mort. Mais dans un sens plus gĂ©nĂ©ral, Il est chef d’une race – le second Adam – et Il est mort comme chef de race. pour tous les hommes. {#1Co 15:22,45}
Jn 1:29. – «Le lendemain, il vit JĂ©sus venant Ă lui, et il dit: Voici l’Agneau de Dieu, qui Ă´te le pĂ©chĂ© du monde.»
(8) Jésus-Christ s’est donné Lui-même en rançon pour tous.
Il mourut pour tous. Le prix de la rançon est payé pour tous. Il a été pourvu à tout. La grâce peut être prêchée à tous.
La dette du péché de tous les hommes a été acquittée. Tous les hommes sont pardonnés en principe. Tout ce qui leur reste à faire, c’est d’accepter par la foi ce pardon acquis et d’en prendre possession.
1Ti 2:6 – «Qui s’est donnĂ© lui-mĂŞme en rançon pour tous. C’est lĂ le tĂ©moignage rendu en son propre temps.»
(9) Jésus-Christ a souffert la mort pour tous.
Il est mort pour chaque individu. Non seulement pour tous les hommes en tant que race, mais pour chaque unité de cette race. Sur le terrain de la mort de Christ, Dieu peut se rencontrer en grâce avec chaque individu et lui offrir le salut.
Heb 2:9. – «Mais celui qui a Ă©tĂ© abaissĂ© pour un peu detemps au-dessous des anges, JĂ©sus, nous le voyons couronnĂ© de gloire et d’honneur, Ă cause de la mort qu’Il a soufferte, afin que, par la grâce de Dieu. Il souffrit la mort pour tous.»
(10) Jésus-Christ est mort pour les injustes.
1Pi 3:18. – «Christ aussi a souffert une fois pour les pĂ©chĂ©s, lui juste pour des injustes, afin de nous amener Ă Dieu, ayant Ă©tĂ© mis Ă mort, quant Ă la chair, mais ayant Ă©tĂ© rendu vivant quant Ă l’Esprit.»
(11) Jésus-Christ est mort pour les pécheurs.
Ro 5:8. – «Mais Dieu prouve son amour envers nous, en ce que, lorsque nous Ă©tions encore des pĂ©cheurs. Christ est mort pour nous.»
(12) Jésus-Christ est mort pour des impies.
Ro 5:6. – «Car, lorsque nous Ă©tions encore sans force. Christ, au temps marquĂ©, est mort pour des impies.»
V/ Les résultats de la mort de Christ.
1) En rapport avec les hommes en général.
(a) Par la mort de Jésus-Christ, tous les hommes sont attirés à Lui.
La mort de Christ est le grand aimant qui attire tous le; hommes de l’univers à Lui. Il y en a un grand nombre qui le repoussent pour leur propre malheur. {#Jn 5:40} Mais le Christ en croix attire tous les hommes.
Jn 12:32 33. – «Et moi, quand j’aurai Ă©tĂ© Ă©levĂ© de la terre, j’attirerai tous les hommes Ă moi. – En parlant ainsi. Il indiquait de quelle mort Il devait mourir.»
(b) Par la mort de Jésus-Christ, le péché du monde a été expié:
Sur ce terrain, Dieu peut agir en grâce avec le monde, mais seulement sur la base de la mort de Christ.
1Jn 2:2. – «Il est Lui-mĂŞme une victime expiatoire pour nos pĂ©chĂ©s, non seulement pour les nĂ´tres, mais aussi pour ceux du monde entier.»
(c) Par sa mort, Jésus-Christ ôte le péché du monde.
Sa mort a ôté le péché du monde, de sorte que la voie ouverte à tous pour s’approcher de Dieu et obtenir le pardon et la vie.
Jn 1:29. – «Le lendemain, il vit JĂ©sus venant Ă lui, Il dit: Voici l’Agneau de Dieu qui Ă´te le pĂ©chĂ© du monde.»
(d) Par la mort de Christ, tous les hommes ont part à la résurrection des morts.
C’est à chaque individu à décider, par son attitude vis-à -vis de Christ, s’il ressuscitera pour la vie ou pour la condamnation, la honte et l’éternel tourment. {#Jn 5:28 29 Da 12:2}
Ro 5:18, – «Ainsi donc, comme par une seule offense la condamnation a atteint tous les hommes, de mĂŞme par un seul acte de justice la justification qui donne la vie s’étend Ă tous les hommes.»
1Co 15:21,22. – «Car, puisque la mort est venue par un homme, c’est aussi par un homme qu’est venue la rĂ©surrection des morts. Et comme tous meurent en Adam, de mĂŞme aussi tous revivront en Christ.»
2) Les résultats de la mort de Christ en rapport avec le croyant
(a) Par l’offrande de son âme en sacrifice expiatoire pour le péché, c’est-à -dire par sa mort, Il se verra une semence, une postérité spirituelle.
La nouvelle race des fils de. Dieu a son germe dans la mort de Christ. {Comparez #Jn 12:24} Dans cette postérité spirituelle qui est née de sa mort, Jésus a vu le fruit du travail de son âme et en a été satisfait. {#Esa 53:11}
Esa 53:10. – (Voir Lausanne). – «Et il a plu Ă l’éternel de l’écraser; et il l’a mis dans la souffrance. Quand son âme aura fourni le sacrifice de culpabilitĂ©, il verra une postĂ©ritĂ©, il prolongera ses jours, et le bon plaisir de l’éternel prospĂ©rera en sa main.»
(b) Par le sacrifice qu’Il a fait Lui-même, Jésus-Christ a ôté le péché ou plutôt l’a annulé. (Le contexte montre que c’est du péché du croyant dont il est ici question.)
Heb 9:26. – «Autrement, il aurait fallu qu’il eĂ»t souffert plusieurs fois depuis la crĂ©ation du monde, tandis que maintenant, Ă la fin des siècles, il a paru une seule fois pour abolir le pĂ©chĂ© par son sacrifice.»
(c) Par la mort de Jésus-Christ, le croyant est racheté de la malédiction de la loi.
Le châtiaient encouru par la transgression de la loi est tombé sur Jésus-Christ et la loi violée n’a plus rien à exiger du croyant.
Ga 3:13.- «Christ nous a rachetĂ©s de la malĂ©diction de la loi, Ă©tant devenu malĂ©diction pour nous, – car il est Ă©crit: Maudit est quiconque est pendu au bois.»
(d) Par sa mort sur la croix Jésus-Christ a «effacé», «détruit» et «cloué à la croix?» «L’acte dont les ordonnances nous condamnaient et qui subsistait contre nous», (c’est-à -dire, la loi.)
Non seulement la malédiction qui s’attachait à celui qui avait transgressé la loi, mais la loi elle-même a été abolie par la mort de Christ. {Comparez #2Co 3:7,11}
Christ a satisfait aux exigences de la loi, l’a accomplie, l’a anéantie.
{Comp. #Ro 7:1-4,6. – «ignorez-vous, frères, – car je parle Ă des gens qui connaissent la loi, – que la loi exerce son pouvoir sur l’homme aussi longtemps qu’il vit? Ainsi, une femme mariĂ©e est liĂ©e par la loi Ă son mari tant qu’il est vivant; mais si le mari meurt, elle est dĂ©gagĂ©e de la loi qui la liait Ă son mari. Si donc, du vivant de son mari, elle devient la femme d’un autre homme, elle sera appelĂ©e adultère; mais si le mari meurt, elle est affranchie de la loi, de sorte qu’elle n’est point adultère en devenant la femme d’un autre. De mĂŞme, mes frères, vous aussi vous avez Ă©tĂ©, par le corps de Christ, mis Ă mort en ce qui concerne la loi, pour que vous apparteniez Ă un autre, Ă celui qui est ressuscitĂ© des morts, afin que nous portions des fruits pour Dieu…Mais maintenant, nous avons Ă©tĂ© dĂ©gagĂ©s de la loi, Ă©tant morts Ă cette loi sous laquelle nous Ă©tions retenus, de sorte que nous servons dans un esprit nouveau, et non selon la lettre qui a vieilli.»}
Col 2:14. – «Il a effacĂ© l’acte dont les ordonnances nous condamnaient et qui subsistait contre nous, et il l’a dĂ©truit en le clouant Ă la croix.»
(e) Par la mort de Jésus-Christ, la séparation entre Juifs et Gentils n’existe plus.
C’est la loi qui sĂ©pare le Juif du Gentil. JĂ©sus a aboli cette loi en sa chair, et maintenant, en JĂ©sus-Christ, il n’y a plus ni Juif, ni Grec, etc…mais tous sont un en Christ. {#Ga 3 28} Son sang est le ciment qui rĂ©unit toutes les nations en une seule.
Eph 2:14-16. – «Car il est notre paix, lui qui des deux n’en a fait qu’un, et qui a renversĂ© le mur de sĂ©paration, l’inimitiĂ©, ayant anĂ©anti par sa chair la loi des ordonnances dans ses prescriptions, afin de crĂ©er en lui-mĂŞme avec les deux un seul homme nouveau, en Ă©tablissant la paix, et de les rĂ©concilier, l’un et l’autre en un seul corps, avec Dieu par la croix, en dĂ©truisant par elle l’inimitiĂ©.»
(d) Non seulement la malédiction qui s’attachait à celui qui avait transgressé la loi, mais la loi elle-même a été abolie par la mort de Christ. {Comparez #2Co 3:7,11}
Christ a satisfait aux exigences de la loi, l’a accomplie, l’a anéantie.
{Comp. #Ro 7:1-4,6. – «Ignorez-vous, frères, – car je parle Ă des gens qui connaissent la loi, – que la loi exerce son pouvoir sur l’homme aussi longtemps qu’il vit? Ainsi, une femme mariĂ©e est liĂ©e par la loi Ă son mari tant qu’il est vivant; mais si le mari meurt, elle est dĂ©gagĂ©e de la loi qui la liait Ă son mari. Si donc, du vivant de son mari, elle devient la femme d’un autre homme, elle sera appelĂ©e adultère; mais si le mari meurt, elle est affranchie de la loi, de sorte qu’elle n’est point adultère en devenant la femme d’un autre. De mĂŞme, mes frères, vous aussi vous avez Ă©tĂ©, par le corps de Christ, mis Ă mort en ce qui concerne la loi, pour que vous apparteniez Ă un autre, Ă celui qui est ressuscitĂ© des morts, afin que nous portions des fruits pour Dieu…Mais maintenant. nous avons Ă©tĂ© dĂ©gagĂ©s de la loi, Ă©tant morts Ă cette loi sous laquelle nous Ă©tions retenus, de sorte que nous servons dans un esprit nouveau, et non selon la lettre qui a vieilli.»}
Ro 5:18. – «Ainsi donc, comme par une seule offense la condamnation a atteint tous les hommes, de mĂŞme par un seul acte de justice la justification qui donne la vie s’étend Ă tous les hommes.»
1Co 15:21,22. – «Car, puisque la mort est venue par un homme, c’est aussi par un homme qu’est venue la rĂ©surrection des morts. Et comme tous meurent en Adam, de mĂŞme aussi tous revivront en Christ.»
(e) Par la mort de Jésus-Christ, la séparation entre Juifs et Gentils n’existe plus.
C’est la loi qui sĂ©pare le Juif du Gentil. JĂ©sus a aboli cette loi en sa chair, et maintenant, en JĂ©sus-Christ, il n’y a plus ni Juif, ni Grec, etc…mais tous sont un en Christ. {#Ga 3 28} Son sang est le ciment qui rĂ©unit toutes les nations en une seule..
Eph 2:14-16. – «Car il est notre paix, lui qui des deux n’en a fait qu’un, et qui a renverse le mur de sĂ©paration, l’inimitiĂ©, ayant anĂ©anti par sa chair la loi des ordonnances dans ses prescriptions, afin de crĂ©er en lui-mĂŞme avec les deux un seul homme nouveau, en Ă©tablissant la paix, et de les rĂ©concilier, l’un et l’autre en un seul corps, avec Dieu par la croix, en dĂ©truisant par elle l’inimitiĂ©.»
(f) Par la mort de Christ, les croyants juifs sont délivrés de l’esclavage de la loi et reçoivent l’adoption.
Ga 4:3-5. – «Nous aussi, de la mĂŞme manière, lorsque nous Ă©tions enfants, nous Ă©tions sous l’esclavage des rudiments du monde; mais, lorsque les temps ont Ă©tĂ© accomplis, Dieu a envoyĂ© son Fils, nĂ© d’une femme, nĂ© sous la loi, afin qu’il rachetât ceux qui Ă©taient sous la loi, afin que nous reçussions l’adoption.» {Comp. #Ga 3 13. – «Christ nous a rachetĂ©s de la malĂ©diction de la loi, Ă©tant devenu malĂ©diction pour nous, car il est Ă©crit: Maudit est quiconque est pendu au bois.»}
(g) Par la mort de Christ, les croyants d’entre les païens, autrefois éloignés, privés des droits du citoyen israélite, étrangers à l’alliance de la promesse, sans espérance et sans Dieu dans le monde, ont été rapprochés, faits concitoyens des saints et gens de la maison de Dieu.
Eph 2:11-13,19. – «C’est pourquoi, vous, autrefois paĂŻens dans la chair, appelĂ©s incirconcis par ceux qu’on appelle circoncis et qui le sont en la chair par la main de l’homme, souvenez-vous que vous Ă©tiez en ce temps-lĂ sans Christ, privĂ©s du droit de citĂ© en IsraĂ«l, Ă©trangers aux alliances de la promesse, sans espĂ©rance et sans Dieu dans le monde. Mais maintenant, en JĂ©sus-Christ, vous qui Ă©tiez jadis Ă©loignĂ©s, vous avez Ă©tĂ© rapprochĂ©s par le sang de Christ…Ainsi donc, vous n’êtes plus des Ă©trangers ni des gens du dehors; mais vous ĂŞtes concitoyens des saints, gens de la maison de Dieu.»
(h) Par la mort de Christ, les croyants, autrefois pécheurs, ont été réconciliés avec Dieu. C’est-à -dire que l’inimitié entre Dieu et le pécheur n’existe plus. Christ a effectivement fait la paix par le sang de la croix. Il a réconcilié les croyants dans le corps de sa chair, par sa mort.
{#Col 1:20-22. – «Il a voulu, par lui, rĂ©concilier tout avec, lui-mĂŞme, tant ce qui est sur la terre que ce qui est dans les cieux, en faisant la paix par lui, par le sang de sa croix. Et vous, qui Ă©tiez autrefois Ă©trangers et ennemis par vos pensĂ©es et par vos mauvaises oeuvres, il vous a maintenant rĂ©conciliĂ©s par sa mort dans le corps de sa chair, pour vous faire paraĂ®tre devant lui saints, irrĂ©prĂ©hensibles et sans reproche.»}
Ro 5:10. – «Car si, lorsque nous Ă©tions ennemis, nous avons Ă©tĂ© rĂ©conciliĂ©s avec Dieu par la mort de son Fils, Ă plus forte raison, Ă©tant rĂ©conciliĂ©s, serons-nous sauvĂ©s par sa vie.»
(i) Par le sang de Jésus-Christ, les croyants ont la rédemption, le pardon de leurs offenses.
Le pardon n’est pas une chose que les croyants ont a acquérir. C’est quelque chose que le sang leur a acquis, et que la foi doit s’approprier,
Eph 1:7. – «En lui, nous avons la rĂ©demption par son sang, la rĂ©mission des pĂ©chĂ©s, selon la richesse de sa grâce.»
(j) Le sang de Jésus-Christ purifie (purifie sans cesse) de tout péché ceux qui marchent dans la lumière
1Jn 1:7. – «Mais si nous marchons dans la lumière. comme Il est lui-mĂŞme dans la lumière, nous avons une communion mutuelle et le sang de son Fils JĂ©sus-Christ nous purifie de tout pĂ©chĂ©.»
3) Les résultats de la mort de Christ en rapport avec le Diable et la Puissance des Ténèbres.
(a) En vertu de la mort de Christ, la défaite du Prince de ce monde est assurée.
Depuis la mort de Christ, Satan est un usurpateur dont la chute finale est certaine.
Jn 12:31. – «Maintenant a lieu le jugement de ce monde; maintenant, le prince de ce monde sera jetĂ© dehors.» (Voyez le contexte, versets 27 Ă 28, 32 et 33).
(b) En vertu de la mort de Christ, le Diable est anéanti ou rendu impuissant.,
La mort de Christ a été la mort du pouvoir de Satan. Il ne peut plus se servir de la puissance de la mort sur ceux qui se sont mis au bénéfice de la mort de Christ.
Heb 2:14. – «Ainsi donc, puisque les enfants participent au sang et Ă la chair. il y a Ă©galement participĂ© lui-mĂŞme, afin que, par la mort, il anĂ©antit celui qui a la puissance de la mort. c’est-Ă -dire le diable.»
(c) Dans la mort de Christ sur la croix, Dieu a triomphé des principautés et des puissances et les a exposées à l’ignominie.
Col 2:14,15. – «Il a effacĂ© L’acte dont les ordonnances nous condamnaient et qui subsistait contre nous, et il l’a dĂ©truit en le clouant Ă la croix; il a dĂ©pouillĂ© les dominations et les autoritĂ©s, et les a livrĂ©es publiquement en spectacle, en triomphant d’elles par la croix.»
Nous voyons dans #Eph 6:12, quelles sont ces principautĂ©s et ces puissances. – «Car nous n’avons pas Ă lutter contre la chair et le sang, mais contre les dominations, contre les autoritĂ©s, contre les princes de ce monde de tĂ©nèbres, contre les esprits mĂ©chants dans les lieux cĂ©lestes!» – Ce fut Ă la croix de Christ que Dieu livra la bataille. dĂ©cisive et remporta la suprĂŞme victoire sur le Diable. Le moment de la victoire apparente de Satan fut celui de sa dĂ©faite accablante. Il est maintenant un ennemi vaincu. Sur la croix, Dieu a cĂ©lĂ©brĂ© son triomphe sur Satan. La signification complète de ce conflit et de cette victoire Ă la croix, sera, je le crois, un sujet de mĂ©ditation et d’émerveillement. lorsque nous comprendrons la sagesse multiple de Dieu, dans le monde Ă©ternel.
4) Les résultats de la mort de Christ en rapport avec l’univers matériel.
Par la mort de Christ, l’Univers matĂ©riel tout entier – «tout…tant ce qui est sur la terre que ce qui est dans les cieux» – est rĂ©conciliĂ© avec Dieu.
Col 1:19,20. – «Car Dieu a voulu que toute plĂ©nitude habitât en lui; il a voulu, par lui, rĂ©concilier tout avec lui-mĂŞme, tant ce qui est sur la terre que ce qui est dans les cieux, en faisant la paix par lui, par le sang de sa croix.»
L’univers matĂ©riel est dĂ©chu, Ă cause du pĂ©chĂ©, de son Ă©tat primitif. {Ro 8:20 Ge 3:18} C’est non seulement la terre qui a Ă©tĂ© souillĂ©e par le pĂ©chĂ©, mais encore les lieux cĂ©lestes ont Ă©tĂ©, envahis. #Eph 6:12 Heb 9:23,24. En vertu de la mort de Christ, cette souillure n’existe plus. Tout comme dans les sacrifices de l’Ancien-Testament, le sang Ă©tait portĂ© dans le lieu très saint, image du ciel. Christ aussi a pris le sang d’un plus excellent sacrifice dans les cieux mĂŞmes et les a purifiĂ©s. «Toutes choses…tant ce qui est sur la terre que ce qui est dans les cieux» est maintenant rĂ©conciliĂ© avec Dieu. La crĂ©ation elle-mĂŞme sera aussi dĂ©livrĂ©e «de la servitude de la corruption, pour avoir part Ă la libertĂ© glorieuse des enfants de Dieu.» {#Ro 8:21} «Mais nous attendons de nouveaux cieux et une nouvelle terre oĂą la justice habitera.». {#2Pi 3:13} L’expiation de Christ est d’une immense envergure – elle dĂ©passe de bien haut les limites de nos philosophies humaines. Nous n’avons fait que commencer Ă comprendre la signification et la portĂ©e de ce sang rĂ©pandu au Calvaire. Le pĂ©chĂ© est un mal infiniment plus Ă©pouvantable, plus destructeur et aux consĂ©quences bien plus grandes et plus lointaines que nous nous l’imaginons. Mais le sang de Christ a une puissance et une efficacitĂ© dont l’éternitĂ© seulement nous rĂ©vĂ©lera l’étendue.