
1. La nature de l’Esprit
a) Le Saint-Esprit est une Personne
Le Saint-Esprit est une Personne, et non seulement une influence ou une force. Il est une Personne dans le sens qu’il est « doué de personnalité »; il possède les qualités propres à une personne:
- il pense (Ro 8:27);
- il a la faculté de connaître et de comprendre (intelligence) (1 Co 2:10-11; Es 11:2);
- il a une volonté et agit selon un plan (1 Co 12:11; Ac 16:7);
- il éprouve des sentiments: tristesse (Ep 4:30), amour (Ro 15:30);
- il a la capacité de communiquer et de parler aux hommes (Hé 3:7; Ap 2:7; Ac 8:29; Ac 13:2).
b) Le Saint-Esprit est Dieu
Le Saint-Esprit est Dieu au même titre que le Père et le Fils; il est une des Personnes de la Trinité.
Il est identifié à Dieu (Ac 5:3 et Ac 5:4b; comparer 1 Co 3:16 avec Ep 2:22; 2 Co 3:17-18).
Il est associé au Père et au Fils et placé au même rang qu’eux (Mt 28:19; 2 Co 13:13; 1 Co 12:4-6; 2 Co 1:21-22).
Il possède les attributs divins: éternité (Hé 9:14), omniscience (1 Co 2:10), omniprésence (Ps 139:7), omnipotence (Es 59:19; Ro 15:13,Ro 15:19), sainteté (Ro 1:4), amour (Ro 15:30)…
c) Les noms divins du Saint-Esprit
Il est appelé : L’Esprit de Dieu (2Chron 15:1); l’Esprit de l’Eternel (Es 11:2); le souffle du Tout-Puissant (Job 32:8); l’Esprit du Seigneur (Es 61:1); l’Esprit du Père (Mat 10:20); l’Esprit de Jésus (Act 16:7); l’Esprit de Christ (Rom 8:9); l’Esprit du Fils (Gal 4:6).
2. L’œuvre du Saint-Esprit dans l’homme
a) Avant la conversion
Le Saint-Esprit convainc l’homme (Jn 16:8-11) de la réalité du péché, de la justice et du jugement. Cette conviction porte sur:
- le péché de l’homme (v. 9), c’est-à-dire sa culpabilité devant Dieu de ne pas croire en Jésus-Christ (cf. Ro 3:23);
- la justice de Christ (v. 10), c’est-à-dire la perfection de Christ. En vertu de sa justice, son oeuvre est agréée par Dieu (puisqu’il a pu aller auprès du Père) et sauve le croyant (cf. 1 Pi 3:18). La justice de Christ est communiquée par grâce au pécheur repentant en réponse à sa foi (Ro 3:22-24; Ro 5:1);
- le jugement sur Satan et sur le mal (v. 11), c’est-à-dire la condamnation de Satan par la victoire de Christ à la croix (cf. 1 Jn 3:8b; Col 2:15; Jn 12:31).
b) Lors de la conversion
Le Saint-Esprit vient demeurer en l’homme en réponse à son acte de foi (Ga 3:14; Jn 7:39; Jn 14:15-17, Jn 14:23). Ce faisant, il
- opère la nouvelle naissance (Jn 3:5-6; 1 Co 6:11);
- scelle le croyant (Ep 1:13-14; Ep 4:30). Ce sceau est une marque qui authentifie l’appartenance à Dieu et donne la sécurité de la vie éternelle;
- rend témoignage à l’esprit du croyant qu’il est enfant de Dieu (Ro 8:16). Il s’agit d’une conviction intérieure donnée par le Saint-Esprit et non d’une vision ou d’une voix surnaturelle. Ce témoignage s’ajoute à l’assurance communiquée par les affirmations de l’Ecriture.
c) Après la conversion
Le Saint-Esprit habite en permanence dans le croyant (1 Co 6:19);
- rend le croyant sensible à l’amour que Dieu a pour lui (Ro 5:5) et le rend capable d’aimer (Col 1:8);
- révèle les vérités spirituelles et explique la parole de Dieu (1 Co 2:9-10, 1 Co 2:14-16);
- transforme et sanctifie le croyant (2 Co 3:18; Ro 8:13-14);
- dirige l’enfant de Dieu dans sa marche chrétienne (Ro 8:14; Ga 5:16, Ga 5:25; cf. Ac 16:6-7);
- rend le croyant capable d’être témoin dans le monde et donne puissance à son témoignage (Ac 1:8; 1 Th 1:5; Jn 15:26-27; cf. Ac 4:31).
3. Le fruit de l’Esprit
La marche chrétienne selon l’Esprit assure la manifestation du fruit de l’Esprit (Ga 5:16, Ga 5:22-23; Ro 14:17). Tous les domaines de la vie sont ainsi concernés: la relation avec Dieu, la vie intérieure personnelle et les relations avec autrui. Ce fruit a une variété d’aspects: l’amour, la joie, la paix, la patience, la bonté, la bienveillance, la foi (ou fidélité), la douceur et la maîtrise de soi.
4. Les dons de l’Esprit
» Pour ce qui concerne les dons spirituels, je ne veux pas, frères que vous soyez dans l’ignorance » (1Co 12 :1).
Les dons spirituels sont d’une extrême importance pour le corps de Christ. Sans le fonctionnement de Ses dons, l’Eglise ne peut ni exister, ni aller de l’avant.
Nous allons d’abord définir un don spirituel et en suite parler des différents groupes de dons.
a) Définition
C’est la qualification donnée par l’Esprit à chaque croyant individuellement en vue du service dans le cadre du corps de Christ.
Les dons spirituels ne sont réservés qu’aux membres de ce corps.
b) Les dons selon leur groupe
Nous ferons mentions de trois groupes de dons spirituels :
- Les cinq ministères
- Les autres dons relatifs au ministère
- Les dons charismatiques
(i) Les cinq ministères sont composés des dons de : apôtre, prophète, évangéliste, pasteur, docteur, Eph 4 :7-8
(ii) Les autres dons relatifs au ministère se trouvent mentionné dans Rom 12 :6-13 et dans 1Co 12 :28. Ce groupe de dons comprend :
- Le don ministère, Rom 12 :7.
- Le don de l’enseignement, Rom 12 :7.
- Le don de l’exhortation, Rom 12 :8.
- Le don de libéralité, Rom 12 :8.
- Le don de gouverner, Rom 12 :8 ; 1Cor 12 :28.
- Le don d’exercer la miséricorde, Rom 12 :8.
- Le don de secourir, 1Cor 12 :28.
(iii) Les dons des l’Esprit sont les neuf dons spirituels mentionnés dans 1Co 12 :8-11. Ce groupe de dons se subdivise en trois sous-groupes de dons qui sont :
- Les dons de révélation : don de la parole de connaissance, don de la parole de sagesse, don de discernement des esprits.
- Les dons de capacité : dons des guérisons, don d’opérer les miracles, don de la foi.
- Les dons des langues: don de prophétie, don de la diversité des langues, don de l’interprétation.
Mais nous allons seulement étudier les cinq ministères et les neufs dons spirituels dans les prochains chapitres.
5. La plénitude du Saint-Esprit
Définissons d’abord la « plénitude du Saint-Esprit ».
Avoir la « plénitude du Saint-Esprit », signifie « être rempli du Saint-Esprit ».
Il est indispensable que tous les croyants soient remplis de l’Esprit. Car la plénitude de l’Esprit nous fait grandir chaque jour dans la vie spirituelle ; et elle implique notre victoire sur le péché.
Jésus Lui-même avait annoncé d’avance la plénitude que l’Esprit apporterait aux croyants. « Celui qui croit en moi des fleuves d’eau vive couleront de son sein, comme dit l’Ecriture. Il dit cela de l’Esprit que devaient recevoir ceux qui croiraient en lui. » (Jn 7 :37,38). Ainsi, L’apôtre Paul nous exhorte : « Ne vous enivrez pas de vin : c’est de la débauche. Soyez, au contraire, remplis de l’Esprit » (Eph 5 :18) ;
a) Condition pour être rempli du Saint-Esprit
Il nous semble que l’Ecriture mentionne cinq conditions essentielles :
– Nous devons confesser à Dieu toute faute consciente et nous laisser purifier par le sang de la croix (1Jn 1 :9), car le plus petit péché attriste le Saint-Esprit et L’empêche aussitôt de se manifester.
– Nous devons désirer et rechercher la plénitude de l’Esprit. Nous devons avoir soif de cette eau vive, (Jn 7 :37-39).
– Nous devons prier pour demander à Dieu de nous remplir du Saint-Esprit, (Luc 11 :13)
– Nous devons nous livrer à Dieu sans réserve et ouvrir à Son influence notre être tout entier. (Rom 6 :13; 12 :1).
– Enfin, nous devons croire que Dieu nous a rempli de Son Esprit, si nous avons réalisé les quatre premières conditions, (Jn 7 :38).
b) Importance de la plénitude du Saint-Esprit
Enumérons quelques-unes des grâces que le Saint-Esprit nous apporte quand Il nous remplit :
- La vie abondante, (Jn 6 :63; Rom 8 :2), une vie harmonieuse, une vie qui se développe, qui rayonne et se transmet.
- La sanctification, car le Saint-Esprit nous affranchit de la loi du péché et de la mort, (Rom 8 :2; 2Co 3 :17). Il brise les chaînes, délivre des esclavages et produit en nous le fruit divin, Gal 5 :22.
- La puissance, (Act 1 :8)
- L’action de grâce et la louange, (Eph 5 :18-21).
Le Saint-Esprit nous permet de rendre grâce pour toutes, même dans les épreuves, et dans toutes les circonstances, même les plus difficiles.
– Le bonheur parfait, (Jn 4 :14; 6 :35; 10 :10).
Notes
Le péché contre le Saint-Esprit
Il en est question en Mt 12:31-32; Mc 3:28-29; Hé 10:29; cf. 1 Jn 5:16. Le péché contre le Saint-Esprit est une attitude d’incrédulité volontaire et invétérée; il consiste dans le rejet conscient et définitif de la révélation et de l’œuvre de Christ. C’est le refus d’accepter les lumières reçues par l’action de l’Esprit qui convainc de péché, de justice et de jugement (Jn 16:8). C’est le seul péché qui ne puisse être pardonné, vu que, par définition, il n’y a pas de disposition à la conversion. Quiconque se tourmente et craint d’être coupable de ce péché ne l’a manifestement pas commis puisqu’il a le désir de croire; par conséquent il peut encore venir à Christ.